Pourquoi Mangeons-Nous Trop (et comment y mettre un terme!)


Pourquoi mangeons-nous trop
L’obésité touche de plus en plus de populations, particulièrement dans les pays occidentaux.

Nous sommes pourtant bien renseignés sur les risques liés à cette maladie et, personnellement, je ne connais personne qui se réjouisse d’être en surpoids.

Alors pourquoi continuons-nous à nous suralimenter?

Et surtout à consommer de la “junk food”? Serait-ce simplement par manque de volonté, ou existe-t-il une raison plus profonde?

Pour répondre à cette question, il nous faut comprendre ce qui se passe dans le corps, et la relation qui se crée entre celui-ci et notre esprit.

Nous mangeons trop parce que notre corps n’est pas nourri

Il ne faut pas confondre s’alimenter et se nourrir. Pour fonctionner correctement, notre corps a besoin de vitamines, de minéraux, etc, qu’il trouve dans la nourriture que nous lui fournissons.

Lorsqu’il a fait le plein, il envoie des signaux, un peu comme un feu rouge, pour indiquer qu’il n’y a plus besoin de manger.

Or, la nourriture industrielle, les plats préparés, la “junk food” et autre malbouffe sont riches en calories, mais pauvres en nutriments.

Notre corps n’y trouve donc pas ceux dont il a besoin, les niveaux ne sont pas atteints, et le feu reste vert. Mais toutes ces calories, ingérées en grandes quantités, doivent bien aller quelque part.

Une fois que toute la place dans les muscles est prise, il n’a d’autre choix que de les transformer en graisse.

Notre corps est vraiment une machine bien conçue, qui fait tout ce qu’elle peut pour que nous restions vivants et en bonne santé.

Malheureusement, la plupart d’entre nous sommes incapables de déchiffrer ces signaux. Nous lui donnons alors ce dont elle n’a pas besoin, et la privons de ce qu’elle recherche.

Vous avez certainement déjà fait l’expérience de tomber un paquet de chips devant la télé.

Je sais que c’est mon cas!

Mais cela vous est-il déjà arrivé avec un sachet de pommes?

Avez-vous déjà fait une overdose de salade, de carottes ou de tomates? Non? Moi non plus.

Savez-vous pourquoi?

C’est tout simplement parce que ces aliments contiennent ce dont le corps a besoin.

Lorsqu’il a rechargé les batteries, le cerveau envoie un signal sous forme d’hormone, appelée leptine, responsable de la sensation de satiété.

Nous mangeons trop parce que notre cerveau est en manque

Le terme peut sembler un peu fort, comme si nous parlions de drogue.

C’est malheureusement un peu le cas.

Le sucre et les matières grasses que nous absorbons en grandes quantités provoquent une sensation de plaisir et de bien-être, même si nous savons qu’ils sont mauvais pour notre santé.

C’est une réaction chimique, indépendante de notre volonté.

C’est un neurotransmetteur appelé dopamine qui en est à l’origine.

A ce moment-là, notre corps se sent tellement bien qu’il va chercher à retrouver cette sensation.

Et puisqu’il en connaît la cause, il va naturellement nous pousser à consommer la substance qui a provoqué la décharge de dopamine.

C’est ainsi que, sans vraiment le savoir, nous devenons dépendants au sucre et aux matières grasses.

Le rapport avec les drogues est nettement plus clair, tout à coup. Sans compter que l’un comme l’autre sont absolument partout, devenant ainsi les drogues légales les plus répandues et faciles d’accès au monde.

Ce qui pourrait bien expliquer pourquoi tant de personnes éprouvent des difficultés à réformer leur alimentation, et donc à perdre du poids.

Nous mangeons trop parce que notre corps confond stress et famine

Remontons le cours du temps.

A l’époque de nos ancêtres lointains, il fallait en faire un peu plus que de passer au “drive-in” pour se nourrir.

C’est sur, c’était moins pratique, et surtout, partir à la chasse ne garantissait pas qu’il y aurait un repas à la clé.

Lorsque le cerveau percevait un risque potentiel de famine, il envoyait une décharge d’hormones du stress pour indiquer qu’il fallait faire des réserves, et vite.

Aujourd’hui, des siècles plus tard, cet instinct est toujours présent dans la partie de notre cerveau appelée hypothalamus.

Si les causes de stress ont quelque peu changé (travail, embouteillages, problèmes d’ordre financier ou relationnel), les effets, eux, sont toujours les mêmes.

Notre cerveau les interprète comme un risque potentiel de famine, et nous pousse à augmenter notre consommation d’aliments riches en calories, afin de fabriquer des réserves de graisse.

Alors évidemment, les mammouths ne courent plus vraiment les rues, et il y a quand même plus simple, pour manger une banane, que de grimper aux arbres.

Le penchant moderne de cette frénésie alimentaire se rapprocherait donc plutôt du pot de glace dans le frigidaire, ou du “fast-food” au coin de la rue.

Comment y mettre un terme?

Comme nous avons pu le voir, le processus de suralimentation est bien plus complexe qu’il n’y paraît.

De nombreux facteurs jouent en notre défaveur, et nous n’avons même pas abordé les manœuvres de l’industrie alimentaire pour nous rendre toujours plus dépendants.

Pour pouvoir mettre un terme à ce type de comportement, il faut comprendre le raisonnement psychologique qui se cache derrière.

Il est grand temps d’apprendre à travailler avec notre corps plutôt que contre lui.

Il essaie de nous aider.

C’est nous qui ne comprenons pas les signaux qu’il nous envoie. Une fois que l’on a compris cela, il est plus facile de mettre les choses en perspective, d’arrêter de se culpabiliser, et de faire preuve d’un peu plus de patience envers nous-même.

Plutôt que d’enchaîner les “régimes miracles”, essayez de retirer progressivement toute nourriture industrielle de votre alimentation.

Remplacez-la par une nourriture saine et équilibrée, qui apportera à votre corps tous les nutriments dont il a besoin. Un corps satisfait, c’est un cerveau satisfait.

Et un cerveau satisfait ne cherche pas à combler de manque, puisqu’il n’y a pas de manque à combler.

Si vous ne vous sentez pas prêt pour un changement aussi radical, ce qui est compréhensible, essayez d’incorporer des aliments riches en nutriments, comme des légumes verts, des fruits, des protéines maigres, des céréales complètes, sans rien changer à votre alimentation.

Vous pourriez être surpris de constater qu’il n’y a plus de place pour les aliments hautement caloriques lorsque le corps a tout ce qu’il lui faut!

Enfin, apprenez à contrôler le stress.

J’ai personnellement remarqué que prendre l’air et faire un petit tour d’une dizaine de minutes seulement était bien plus efficace contre le stress qu’une orgie de sucreries.

Et il existe des tas d’autres solutions.

Pour certains, ce sera la méditation, pour d’autres, des exercices de respiration, un bon livre, une douche bien chaude, que sais-je encore.

Ce qui est important, c’est de trouver ce qui fonctionne pour vous. N’oubliez pas non plus que le sommeil joue un rôle capital dans la gestion du stress. Une bonne nuit de repos dure entre 7 et 8 heures, alors assurez-vous de dormir suffisamment.

Mincir, ce n’est pas seulement manger moins.

Le corps et l’esprit sont des machines complexes.

Comprendre leur fonctionnement permet de se libérer des comportements compulsifs, comme l’est la suralimentation. Sachant cela, c’est maintenant à vous de faire le reste!

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